Conscience tranquillePoussières de sable, djellaba dressé au vent,
L’étranger s’avance, le désert conduit le silence,
Soudain, les rires d’un essaim d’enfants,
Terre brûlée où la nudité est innocence.
La marmite renversée pour quels yeux bénévoles ?
Déglutir la misère, un chien pelé appelle son maître,
L’humanité en proie à la violence et à la mendicité ?
Corruption des ventres creux, ainsi se répand la lèpre.
De nos certitudes hégémoniques, nous foulons le sol étranger,
Le bruit de nos pas soulève des nuages d’incompréhension ?
Des bouches affamées s’entrouvrent comme un ressort cassé
Et, nous n’avons pour réponse que gadget de consommation.
Dans la vallée du ciel, les nuages font front aux souvenirs,
L’averse passée, on essuie toutes les larmes inutiles,
Mais notre mémoire vacille sur un geste de repentir,
Si l’on avait donné pour avoir la conscience tranquille ?
Alain meyer-abbatucci